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06/03/2013

Proba-V: “Le challenge est grand” pour la Belgique

Un des avantages des microsatellites est leur faible coût en matière de main-d’œuvre, de matériel ou encore de lancement. Ils représentent par contre un défi pour ceux qui se lancent dans l’aventure. Car il s’agit de s’adapter à leurs petites dimensions tout en livrant des engins performants. Dans ce domaine, la Belgique a de quoi être fière. Elle vient de livrer Proba-V, son troisième satellite d’observation, guère plus grand qu’une machine à laver et dont le coût est estimé à, seulement, 70 millions d’euros.
 
Depuis le lancement du projet en 2009, la Belgique s’est impliquée à 100 % dans le projet, et pour cause, c’est “elle qui a demandé à l’Agence spatiale européenne de pouvoir assurer la continuité de Spot végétation auquel elle participait déjà”, explique Karim Mellab, directeur du projet Proba-V à l’Esa. Après les succès de Proba-1 et Proba-2, qui ont fonctionné au-delà de toute espérance, l’agence n’a pas eu d’autre choix que d’accéder à la requête belge. “Grâce à ces deux premiers microsatellites, la Belgique a su montrer sa capacité à concevoir de tels engins”, se félicite-t-il.
 
Avec Proba-V, la Belgique est passée à l’étape supérieure. Cette nouvelle plate-forme et ses instruments ont cette fois été conçus comme “une mission complète, ‘end-to-end’ qu’il faudra gérer depuis l’acquisition des images par le satellite jusqu’à la distribution aux utilisateurs”. Autant dire, que “le challenge est grand”. Aujourd’hui Karim Mellab et ses collègues n’attendent plus qu’une chose, voir Proba-V fonctionner. “On a six mois pour démontrer les performances du microsatellite, de l’instrument végétation et de toute la chaîne de traitement des données au sol.”

Développer, intégrer et tester un tel appareil est une aubaine pour les sociétés ayant contribué au projet ainsi que pour la Belgique. Cela leur a permis d’acquérir des connaissances inestimables qui leur permettront de se positionner dans le domaine du spatial. Ce que confirme l’ingénieur de l’Esa : “Les entreprises participantes ont dû développer de nouvelles technologies pour s’adapter à la plate-forme Proba. Un point important si elles espèrent vendre des satellites à l’export.” Malgré la pression, les concepteurs de Proba-V sont confiants et ils le regarderont s’envoler vers l’espace avec satisfaction.
 
Leslie berdelou

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